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Camille Saint-Saëns

 
Camille Saint-Saëns. Source: Wikipedia

Charles Camille Saint-Saëns (/sɛ̃.sɑ̃s/), né à Paris le et mort à Alger le , est un pianiste, organiste et compositeur français de l'époque post-romantique.

Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877), de nombreux oratorios, cinq symphonies, cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, des compositions chorales, un Requiem, un Oratorio de Noël, de la musique de chambre et des pièces pittoresques, dont Le carnaval des animaux (1886).

De plus, il occupe une place particulière dans l'histoire du septième art, puisqu'il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L'Assassinat du duc de Guise.

Biographie

Enfant prodige

Camille Saint-Saëns naît au 3, rue du Jardinet à Paris, fils de Jacques Joseph Victor Saint-Saëns (1798-1835) et de Françoise Clémence Collin (1809-1888). Il est baptisé le en l'église Saint-Sulpice de Paris.

Il commence le piano avec sa grand-tante, puis avec le compositeur et pédagogue Camille-Marie Stamaty (1811-1870). Ce dernier le recommande à Pierre Maleden, compositeur, qui lui enseigne la théorie et la composition. Camille se révèle être un enfant prodige : il donne son premier concert à 11 ans en 1846 et fait sensation avec le Troisième Concerto de Ludwig van Beethoven, et le Concerto no 15 K.450 de Mozart. Il écrit et joue même sa propre cadence pour le concerto de Mozart.

En parallèle à de brillantes études générales, il entre au Conservatoire à 13 ans, en 1848, où il étudie l’orgue avec François Benoist (1794-1878), la composition avec Jacques Fromental Halévy (1799-1862) et reçoit aussi les conseils de Charles Gounod (1818-1893). Il sort du Conservatoire avec le prix d’orgue en 1851. La même année, il échoue au concours du prix de Rome. En 1852, il obtient un prix de composition au concours Sainte-Cécile de Bordeaux pour sa cantate Ode à Sainte-Cécile.

Débuts comme organiste

En 1853, à l'âge de dix-huit ans, il est nommé organiste de l'église Saint-Merri, à Paris, et crée parallèlement sa Première Symphonie. Il acquiert très vite une très bonne réputation et suscite l'admiration de musiciens tels que Hector Berlioz et Franz Liszt.

En 1857, il succède à Lefébure-Wély aux grandes orgues Cavaillé-Coll de l'église de la Madeleine, et reçoit la visite de plusieurs musiciens, dont Liszt, qui est très impressionné par ses improvisations. Liszt décrira ainsi Saint-Saëns comme « le premier organiste du monde ». Saint-Saëns a alors vingt-deux ans. Il reste à ce poste durant vingt années, qu’il vit comme les plus heureuses de sa vie.

Durant toutes ces années, l’activité du compositeur est intense : il contribue aux nouvelles éditions d’œuvres de Gluck, Mozart, Beethoven, mais aussi Liszt. Il défend les œuvres de Schumann, et de Wagner, qui n’est pourtant pas très apprécié au Conservatoire de Paris. Il compose beaucoup : en 1858, l’éditeur Girod lui paye 500 francs pour la livraison de la partition des Six duos pour piano et harmonium, argent avec lequel il s’achète un télescope.

Années 1860-1870

De 1861 à 1865, il obtient un poste de professeur de piano à l’École Niedermeyer, fondée en 1853 dans le IXe arrondissement de Paris. Là-bas, il enseigne notamment à Gabriel Fauré et André Messager. Parallèlement, il retente sa chance au Concours du Prix de Rome, et échoue à nouveau, ce qui ne l’empêche pas de continuer à composer abondamment. Ainsi, en 1867, lors de l'Exposition universelle de Paris, sa cantate Les Noces de Prométhée est récompensée du premier prix, à l'unanimité et au premier tour du scrutin dans un concours dont le jury est composé de compositeurs aussi réputés que Rossini, Auber, Berlioz, Verdi et Gounod. L’année suivante, il compose en dix-sept jours seulement son Deuxième Concerto pour piano, parce que son ami Anton Rubinstein venait à Paris et avait besoin de quelque chose de nouveau à jouer.

En mai 1870, il assiste à la représentation de sa cantate Les Noces de Prométhée à Weimar lors du festival de la Tonkünstler Versammlung, présidé par Liszt pour le centenaire de la naissance de Beethoven. C'est avant de rentrer en France que Saint-Saëns parle au compositeur hongrois de son projet d'opéra-biblique Samson et Dalila, de nombreuses fois présenté lors de soirées musicales parisiennes mais qui n'obtint pas un franc succès. Liszt lui dit alors de terminer son opéra et qu'il le fera jouer à Weimar alors même qu'il n'a pas entendu une note de la composition.

Pendant la guerre entre l’Allemagne et la France, Saint-Saëns s’engage dans le 4e bataillon de la Garde nationale de la Seine. C'est durant cette période qu'il apprend la mort de l'un de ses amis Henri Regnault, peintre orientaliste et chanteur, décédé lors de la bataille de Buzenval le 19 janvier 1871. Il lui dédie sa Marche héroïque, op.34 composée pendant la guerre. Après l'insurrection communarde en mars 1871, Saint-Saëns est inquiété en partie à cause de son poste d'organiste de l'église de la Madeleine mais aussi de son attachement aux causes républicaines.

Il part donc en Angleterre rejoindre ses amis Charles Gounod et Pauline Viardot. Il arrive au moment de l'ouverture de l'Exposition Universelle de Londres de 1871 où il entend la cantate Gallia de Gounod, (composée en référence au conflit franco-prussien, particulièrement au Siège de Paris), représentée dans le même programme qu'une ouverture de l'Allemand Ferdinand Hiller. Dans une lettre à sa mère, Saint-Saëns explique que la cantate eut beaucoup de succès tandis que l'ouverture "n'en a eu aucun". Il s'exclame alors que "la France est vengée !"

Il profite de son voyage pour étudier les partitions de Haendel à la bibliothèque du palais de Buckingham. C’est seulement après la fin des troubles politiques que Saint-Saëns retourne en France, et fonde alors avec Romain Bussine la Société nationale de musique, le 25 février 1871. Le but de cette Société est de favoriser la diffusion des œuvres écrites par les compositeurs français contemporains, jusqu'alors fortement défavorisés dans les sociétés de concerts français au profit d'oeuvres de compositeurs allemands. Parmi les fondateurs de cette association, on trouve aussi César Franck, Édouard Lalo et Gabriel Fauré. On retrouve là l’un des traits de caractère important de la fin du XIXe se manifestant chez Saint-Saëns : le patriotisme.

À l'instar de ses contemporains y compris de nombreux artistes et intellectuels, le patriotisme de Saint-Saëns n'allait pas sans un sentiment de profonde défiance à l'égard de l'étranger, et tout particulièrement des Allemands, ce qui ne l'empêche pourtant pas de retourner en Allemagne, notamment en 1876 lors de son voyage à Bayreuth.

1872 est une année noire pour le compositeur : son œuvre lyrique La Princesse jaune est un échec, et sa grand-tante, qui lui avait appris le piano, meurt. Il se rend en voyage pour raisons de santé à Alger en 1873 pour la première fois. Il y retournera à de nombreuses reprises.

À partir des années 70 et ce jusqu'à la fin de sa vie en 1921, Saint-Saëns prend régulièrement la parole dans des tribunes journalistiques divulguant ainsi sa pensée sur la musique et les musiciens.

Mariage

Resté longtemps célibataire, Saint-Saëns se marie en 1875, âgé de quarante ans, avec Marie-Laure Truffot (1856-1950), alors âgée de 19 ans. Elle est la fille d'un industriel, Rodrigues Philippe Truffot, également maire du Cateau-Cambrésis. La vie du ménage est difficile : Marie-Laure est en butte à l'hostilité de sa belle-mère, tandis que Saint-Saëns se consacre essentiellement à la musique (il n'y eut pas de voyage de noce, concerts obligent). Marie-Laure et lui auront deux enfants, deux garçons, dont le premier, André, meurt à deux ans et demi en tombant du balcon de l'appartement familial en mai 1878. Saint-Saëns en rend responsable sa femme, qui, ne pouvant plus allaiter le second, Jean-François, s'éloigne en province pour le confier à une nourrice chez qui il meurt à son tour en juillet de la même année, probablement de pneumonie. Après trois ans d'éloignement croissant, Saint-Saëns se sépare définitivement de son épouse en 1881, sans divorcer.

De nombreux auteurs ont évoqué ou suggéré, le plus souvent brièvement, la question de l'éventuelle homosexualité de Saint-Saëns ou de sa réputation à cet égard, mais aucun fait ne vient étayer ces interrogations.

Renommée

En , Saint-Saëns est invité par la Société russe de musique en tournée à Saint-Pétersbourg. Il présente ses œuvres et dirige (« avec feu », selon la critique) La Danse macabre. Avec Anton Rubinstein, il joue à deux pianos ses variations sur des thèmes de Beethoven.

Sur le plan artistique, Saint-Saëns est plus heureux que dans sa vie personnelle. En 1877, il se voit attribuer 100 000 francs par un mécène, Albert Libon, qui meurt la même année. Il fait un séjour à Devise dans la Somme où il fait la connaissance du maire Georges Tattegrain, sculpteur et de son frère, le peintre Francis Tattegrain, à qui il achète une toile: Marine. Il compose en ce lieu Le Timbre d'argent et Samson et Dalila. Saint-Saëns crée alors en 1878, à l’église Saint-Sulpice, son Requiem, qu’il dédie à la mémoire de son bienfaiteur.

Cette même année, il fait jouer à ses propres frais plusieurs œuvres de Liszt, notamment les poèmes symphoniques, forme qui l’inspire également, puisqu’il est le premier compositeur français à en composer. Dans les années 1870, ce ne sont pas moins de quatre poèmes symphoniques que crée Saint-Saëns : Le Rouet d'Omphale (1871), Phaéton (1873), La Danse macabre (1874), La Jeunesse d'Hercule (1877).

Il joue à Windsor le 8 juillet 1880 devant la reine Victoria, qui note dans son journal :

« J'ai entendu un M. Saint-Saëns qui joue merveilleusement de l'orgue, à la Chapelle, et une Mme de Caters Lablache au chant. Il a également joué quelques-unes de ses compositions au piano, et il joue et compose magnifiquement. »

Au début des années 1880, le génie de Saint-Saëns est publiquement reconnu, puisqu’il est élu à l’Académie des beaux-arts en 1881 (il se rendra à 625 séances au total), et est promu officier de la Légion d’honneur en 1884. En 1886, il compose deux œuvres majeures : la Symphonie no 3 avec orgue et le Carnaval des animaux. La symphonie est le symbole du gigantisme en vogue à l’époque (rappelons qu’en 1889 sera construite la tour Eiffel) : l’introduction d’un orgue dans une symphonie, chose qui n’avait jamais encore été faite, donne à l’œuvre une dimension inédite. Quant au Carnaval des animaux, il s’agit d’un divertissement : cette partition a été composée au début de 1886 pour le violoncelliste Leduc qui organisait chez lui des concerts pour Mardi-Gras. Comme c’est une pièce légère et satirique (il y parodie notamment un passage de La Damnation de Faust de Berlioz, l’aria du Barbiere de Rossini et sa propre Danse macabre, mais également des airs populaires tels J'ai du bon tabac ou encore Au clair de la lune), Saint-Saëns interdit la représentation de l’œuvre de son vivant. Seule la partie intitulée Le Cygne est exclue de cette interdiction, et deviendra un « tube » pour violoncelle et piano.

Saint-Saëns revient à Saint-Pétersbourg en . Il compose et joue Capriccio sur des thèmes populaires russe et danois, dédié au tsar Alexandre III et à l'impératrice, Marie Feodorovna née princesse de Danemark. Il donne trois concerts, dont un pour la Croix-Rouge et un autre pour la société de bienfaisance française de la ville.

Voyages et succès

L’année 1888 marque un tournant dans la vie de Saint-Saëns : il perd sa mère, dont il était très proche. Cette disparition l’affecte profondément. Dès lors, sa vie change : il voyage énormément, dans 27 pays où il effectue de 1857 à 1921 environ 179 séjours. L’Algérie et l’Égypte sont des destinations privilégiées (il y voyage respectivement à 19 et 16 reprises), qui l’influencent dans ses orientations musicales : le concerto pour piano n° 5 est nommé « l’Égyptien ». Il se produit également en Europe, Extrême-Orient, Amérique du Sud (Brésil, Uruguay et Argentine) et Afrique du Nord.

Puis le compositeur revient en France et s’installe à Dieppe, où un musée à son honneur est fondé de son vivant en 1890. La même année, il publie un recueil de poèmes intitulé Rimes familières, où strophes, sonnets, et poésies diverses se mêlent. Il s’essaye également à l’écriture dramatique : il compose La Crampe des écrivains, petite comédie en prose en un acte qu’il dédie à ses amis algérois, et dont la première représentation a lieu au théâtre municipal d’Alger le .

Le compositeur continue à voyager abondamment dans les années 1890, en utilisant parfois de fausses identités, dont le pseudonyme de "Charles Sanois" peut-être pour être tranquille. En quelques années, pas moins de quinze destinations, dont l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Sud. À l’occasion d’un de ses voyages en Angleterre, en 1893, il est nommé docteur honoris causa de l’université de Cambridge, en même temps que son ami Tchaïkovski. Ami de Flammarion, il publiera un article intitulé « Un problème » dans la revue de la Société astronomique de France, L'Astronomie, en 1894. Cette même année il publie chez Durand & Fils la musique du Malade Imaginaire de Marc-Antoine Charpentier, mais "révisée" par ses soins. Il est ainsi le premier en France à s'intéresser à la musique ancienne et en particulier à un génie tombé dans l'oubli. Dans son livre Au courant de la vie, le premier chapitre intitulé " Un contemporain de Lully", comporte des jugements sévères à l'exception de l' opéra Médée "dont l'écriture est impeccable", le compositeur sera réhabilité un siècle plus tard.

À partir de 1895, Camille Saint-Saëns entreprend avec Charles Bordes et Vincent d'Indy l'édition des œuvres complètes de Rameau chez Durand. Les publications s'échelonnèrent de 1895 à 1918, mais l'entreprise resta inachevée et seulement 18 volumes parurent.

1896 est de nouveau une année de reconnaissance pour le compositeur : le 2 juin, il joue à la salle Pleyel à l’occasion du cinquantième anniversaire de son premier concert en 1846. La même année, Fernand Castelbon de Beauxhostes, riche mécène amoureux de sa région, demande à Saint-Saëns de l’aider dans la récolte de fonds pour la réfection des arènes de Béziers. C’est ainsi qu’en 1898, le compositeur organise un concert pour lever des fonds : sa composition Déjanire, sur un livret de Louis Gallet, est représentée sous sa direction le dimanche 28 août à 15 h au théâtre des Arènes devant 8 000 personnes : c’est un triomphe. Béziers est censé devenir le "Bayreuth français".

Consécration

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle voient la consécration du compositeur : en 1900, sa cantate Le Feu céleste, métaphore musicale de la nouvelle Fée électricité, est exécutée à l’ouverture de l’Exposition universelle, à Paris. Les récompenses et distinctions pleuvent : en 1900, il est fait commandeur de la Légion d’honneur et reçoit la croix du mérite ; en 1901 il est élu président de l’Académie des beaux-arts ; en 1902, il est décoré de l’ordre royal de Victoria.

L’année suivante, la grande tragédienne de l’époque Sarah Bernhardt commande une musique de scène à Saint-Saëns pour la représentation d’Andromaque de Racine. Parallèlement, Saint-Saëns continue d’écrire pour le théâtre : après La Crampe des écrivains, sa comédie Le Roi Apepi est créée au théâtre municipal de Béziers en août. En 1904, pour le théâtre des Arènes, à Béziers, il participe avec Pellatan et O. Thierry-Poux à l'orchestration d'Armide, drame en 5 actes tiré d'un poème de Philippe Quinault, musique de Gluck, dont la première représentation attire plus de 12 000 spectateurs. En 1906, à l'occasion des représentations de La Vestale à Béziers est donné un grand gala au théâtre des Variétés, sous son patronage et le 2 septembre un concert aux arènes pour célébrer son 70e anniversaire (œuvre pour deux pianos jouée par Louis Diemer et lui-même, la cantate Les Gloires de Corneille, la comédie lyrique Les Mystère de l'Hyménée de Michaud d'Huniac et Nussy-Verdier).

En 1906, à 71 ans, il effectue sa première tournée aux États-Unis, donnant de nombreux concerts à Philadelphie, Chicago et Washington. L’année suivante, il est à nouveau récompensé publiquement, en devenant docteur honoris causa de l’université d’Oxford.

En 1908, il compose la toute première musique spécialement composée pour le cinéma, celle du film L’Assassinat du duc de Guise. Puis il revient au théâtre et écrit une pièce comique en un acte et en vers, Botriocéphale, créée à Paris.

En 1913, il reçoit la Grand-Croix de la Légion d’honneur, distinction suprême.

Les années qui suivent sont l’occasion de nombreux voyages à travers le monde, notamment aux États-Unis en 1915 et plus particulièrement en Californie où il fréquente l'Exposition internationale de San Francisco à l'occasion de laquelle il fait jouer Hail California!. Il écrit parallèlement de nombreux articles contre la musique allemande et, évidemment, contre la vogue du wagnérisme (série d'articles dans L'Écho de Paris sous le titre ironique Germanophilie).

Dernières années, le temps révolu

Mais, en France, les goûts ont changé et Saint-Saëns n’est plus apprécié comme il l’était au XIXe siècle. Face à la richesse de la production allemande (Richard Wagner, bien sûr, mais aussi Arnold Schönberg – le Pierrot lunaire est créé en 1912) mais aussi en comparaison des compositeurs français (Maurice Ravel, Daphnis et Chloé, Claude Debussy, L'Après-midi d'un faune), le style classique de Saint-Saëns apparaît dépassé, le témoignage d'un temps révolu. En revanche, dans les pays anglo-saxons, il est considéré comme l’un des meilleurs compositeurs français. Sa tournée de 1915, aux États-Unis remportera ainsi un franc succès. Il a alors 80 ans.

L’année de sa mort, en 1921 — il a 86 ans —, il donne un concert au casino de Dieppe pour les 75 ans de ses débuts de pianiste. Il rentre à Alger pour travailler quelques partitions. Le 16 décembre, il meurt à l'hôtel de l'Oasis, en prononçant, selon la légende, ces mots :

« Cette fois, je crois que c’est vraiment la fin. »

Son corps est rapatrié à Paris. Ses funérailles sont célébrées le à l’église de la Madeleine. Sa dépouille est inhumée le même jour au cimetière du Montparnasse.

Œuvre

Camille Saint-Saëns laisse 420 œuvres.

Orchestre et œuvres concertantes

  • Symphonie no 1 en mi bémol majeur, op. 2
  • Tarentelle pour flûte, clarinette et orchestre, op. 6
  • 1re et 3e rapsodies sur des cantiques bretons, op. 7 bis
  • Suite pour violoncelle et orchestre, op. 16 bis
  • Concerto pour piano no 1, op. 17 (1858)
  • Concerto pour violon no 1 en la majeur, op. 20 (1858)
  • Concerto pour piano no 2 en sol mineur, op. 22
  • Introduction et Rondo capriccioso en la mineur pour violon et orchestre, op. 28 (1863)
  • Concerto pour piano no 3, op. 29
  • Le Rouet d'Omphale, poème symphonique en la majeur, op. 31 (1869)
  • Concerto pour violoncelle no 1 en la mineur, op. 33
  • Romance pour flûte et orchestre, op. 37
  • Phaéton, poème symphonique en do majeur, op. 39
  • Danse macabre, poème symphonique en sol mineur, op. 40 (1874) (d'après un poème de Henri Cazalis, connu sous le pseudonyme de Jean Lahor)
  • Allegro appassionato pour violoncelle et orchestre, op. 43
  • Concerto pour piano no 4 en ut mineur, op. 44
  • La Jeunesse d'Hercule, poème symphonique, op. 50
  • Symphonie no 2 en la mineur, op. 55
  • Concerto pour violon no 2, op. 58
  • Suite algérienne, op. 60
  • Concerto pour violon no 3, op. 61
  • Morceau de concert pour violon et orchestre, op. 62
  • Rhapsodie d'Auvergne pour piano et orchestre, op. 73 (1884)
  • Caprice-Valse pour piano et orchestre « Wedding-Cake », op. 76
  • Symphonie no 3 avec orgue, en ut mineur op. 78 (1886)
  • Le carnaval des animaux (1886)
  • Havanaise pour violon et orchestre, op. 83 (1887)
  • Fantasie pour piano et orchestre « Africa », op. 89
  • Morceau de concert pour cor et orchestre, op. 94
  • Concerto pour piano no 5 « L'Égyptien », op. 103
  • Concerto pour violoncelle no 2, op. 119
  • Caprice andalou pour violon et orchestre, op. 122
  • La Gloire de Corneille, cantate pour soli, chœur et orchestre, op. 126 (1906)
  • L'Assassinat du duc de Guise, première musique de film (1908), op. 128
  • La Foi, 3 tableaux symphoniques, op. 130
  • La Muse et le Poète pour violon, violoncelle et orchestre, op. 132
  • Morceau de concert pour harpe et orchestre, op. 154
  • Odelette pour flûte et orchestre, op. 162
  • Javotte, ballet en trois scènes (1896)
  • Antigone, musique de scène (1894)
  • Parysatis, musique de scène (1902)
  • Andromaque, musique de scène (1903)

Opéras

  • La Princesse jaune (1872), op. 30
  • Le Timbre d'argent (1877 ; nouvelle édition en 1913)
  • Samson et Dalila (1877), op. 47
  • Étienne Marcel (1879)
  • Henry VIII (1883)
  • Proserpine (1887)
  • Ascanio (1890)
  • Phryné (1893)
  • Frédégonde (1895 ; achèvement de l'œuvre d'Ernest Guiraud)
  • Les Barbares (1901)
  • Hélène (1904)
  • L'Ancêtre (1906)
  • Déjanire (1911)

Musique de chambre

De nombreuses œuvres dont :

  • Tarentelle pour flûte, clarinette et piano, op. 6 (existe en version orchestrale)
  • Quintette avec piano, op. 14 (1855)
  • Suite pour violoncelle et piano, op. 16 (existe en version orchestrale)
  • Trio no 1 pour violon, violoncelle et piano, op. 18
  • Sonate no 1 pour violoncelle et piano, op. 32
  • Romance pour cor et piano, op. 36
  • Berceuse pour violon et piano, op. 38
  • Quatuor avec piano, op. 41
  • Allegro appassionato pour violoncelle et piano, op. 43 (existe en version orchestrale)
  • Romance pour violoncelle et piano, op. 51
  • Septuor pour cordes, piano et trompette, op. 65
  • Sonate no 1 pour violon et piano, op. 75
  • Caprice "sur des airs Danois et Russes" pour flûte, clarinette, hautbois et piano, op. 79
  • Chant Saphique pour violoncelle et piano, op. 91
  • Trio no 2 pour violon, violoncelle et piano, op. 92
  • Fantaisie pour harpe, op. 95
  • Sonate no 2 pour violon et piano, op. 102
  • Quatuor à cordes no 1, op. 112
  • Sonate no 2 pour violoncelle et piano, op. 123
  • Fantasie pour violon et harpe, op. 124
  • Triptyque pour violon et piano, op. 136
  • Cavatine pour trombone ténor et piano, op. 144
  • Quatuor à cordes no 2, op. 153
  • Prière pour violoncelle et orgue (ou piano), op. 158
  • Élégies pour violon et piano, op. 143 et op. 160
  • Sonate pour hautbois et piano, op. 166
  • Sonate pour clarinette et piano, op. 167
  • Sonate pour basson et piano, op. 168
  • L'Air de la pendule pour violon et piano

Piano

De nombreuses pièces dont :

  • 6 bagatelles pour piano op. 3
  • 3 Mazurkas, op. 21, 24 et 66
  • Allegro d'après le 3e concerto, op. 29
  • Variations Beethoven pour 2 pianos, op. 35
  • Six Études, op. 52 (Prélude, Pour l'indépendance des doigts, Prélude & Fugue, Étude de rythme, Prélude & Fugue, Étude en forme de valse)
  • Ballade « Koenig Harald Harfagar » d'après Heine (4 mains), op. 59
  • Allegro appassionato, op. 70
  • Album pour le piano, op. 72 (Prélude, Carillon, Toccata, Valse, Chanson napolitaine, Final)
  • Souvenir d'Italie, op. 80
  • Les Cloches du Soir, op. 85
  • Valse Mignonne, op. 104
  • Caprice héroïque, pour 2 pianos, op. 106
  • Valse nonchalante, op. 110
  • Six Études, op. 111 (Tierces majeures et mineures, Traits chromatiques, Prélude & Fugue, Les Cloches de Las Palmas, Tierces majeures chromatiques, Toccata d'après le 5e concerto)
  • Valse langoureuse, op. 120
  • Six Études pour la main gauche, op. 135 (Prélude, Alla Fugua, Moto Perpetuo, Bourrée, Élégie, Gigue)
  • Six Fugues, op. 161
  • Feuillet d'album, op. 169

Orgue

Principalement :

  • Trois pièces pour Harmonium, op. 1
  • Trois rapsodies sur des cantiques bretons, op. 7 (1866, orchestration de la 1re et 3e rapsodie en 1891)
  • Bénédiction nuptiale, op. 9
  • Fantaisie no 1 en mi bémol majeur
  • 3 préludes et Fugues, op. 99
  • Fantaisie no 2, op. 101 en ré bémol majeur
  • Marche religieuse op 107
  • 3 préludes et Fugues, op. 109
  • Sept improvisations, op. 150
  • Cyprès et lauriers, op. 156
  • Fantaisie no 3, op. 157 en do majeur
  • Symphonies pour orgue

Musique religieuse et profane

Dont :

  • Messe, pour 4 voix, chœur, orgue et orchestre, op. 4 (1855)
  • Scène d'Horace, op. 10 (1860)
  • Oratorio de Noël, op. 12 (1858)
  • Ave verum en mi bémol majeur, pour chœur (vers 1860)
  • Nuit persane, pour soli, chœur et orchestre, op. 26 bis (1891)
  • Psaume XVIII, op. 42 (1865)
  • Le Déluge, oratorio op. 45 (1875)
  • Requiem, op. 54 (1878)
  • La Lyre et la Harpe (d'après un poème de Victor Hugo), pour soli, chœur et orchestre, op. 57 (1879)
  • Calme des nuits, pour chœur, op. 68 no 1 ; Les Fleurs et les arbres, pour chœur, op. 68 no 2
  • La Fiancée du timbalier (d'après un poème de Victor Hugo) pour soprano et orchestre, op. 82
  • Pallas Athéné, cantate pour soprano et orchestre, op. 98
  • La Nuit, pour soprano, chœur de femme et orchestre, op. 114
  • Le Feu céleste, cantate pour soprano solo, chœur, orchestre, orgue et un récitant, op. 115 (sur une poésie d'Armand Silvestre)
  • Lola, scène dramatique à deux personnages pour soli et orchestre, op. 116, d'après le poème de Stéphan Bordèse (Prélude, Le Songe, Le Rossignol, Tango, Conclusion)
  • Des pas dans l'allée, pour chœur, op. 141 no 1
  • Ave Maria, pour chœur et orgue, op. 145
  • La Terre promise, oratorio op. 140 (1913)
  • Cyprès et lauriers (1920)

Mélodies

De très nombreuses mélodies dont :

  • Le Pas d'arme du roi Jean (1852), d'après un poème de Victor Hugo (existe en version orchestrale)
  • La Cloche (1855), d'après un poème de Victor Hugo (existe en version orchestrale)
  • Le Lever de la lune (1855), d'après Ossian
  • L'Attente (1855), d'après un poème de Victor Hugo
  • Clair de lune (1865), d'après un poème de C. Mendès
  • Tristesse (1868), d'après un poème de F. Lemaire
  • Mélodies persanes, op. 26 (1870), sur des poèmes d'A. Renaud : La Brise, La Splendeur vide, La Solitaire, Sabre en main, Au cimetière et Tournoiement ; existe en version orchestrale : Nuit persane
  • Les Cloches de la mer (1900), d'après un poème de C. Saint-Saëns
  • Violons dans le soir (1907), d'après un poème d'Anna de Noailles
  • La Cendre rouge (1914), op. 146 (recueil de 10 poèmes de Georges Docquois : Prélude, Âme triste, Douceur, Silence, Pâques, Jour de pluie, Amoroso, mai, Petite main, Reviens)
  • Cinq Mélodies sur des poèmes de Ronsard (1921) (L'Amour Oyseau, L'Amour blessé, À Saint-Blaise, Grasselette et Maigrelette et L'Amant malheureux)

Citation

« Si l’art n’a pas de patrie, les artistes en ont une. »

— Camille Saint-Saëns, revendiquée en 1914.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • Stéphane Leteuré, Camille Saint-Saëns, le compositeur globe-trotter : 1857-1921, Arles, Actes-Sud, Palazzetto Bru Zane, 2017 (ISBN 978-2-330-07746-4).
  • Stéphane Leteuré, Camille Saint-Saëns et le politique 1870-1921 : le drapeau et la lyre, Paris, Vrin, collection MusicologieS, 2014 (ISBN 978-2-7116-2571-0).
  • Jean-Luc Caron, Gérard Denizeau, Camille Saint-Saëns, Paris, Bleu Nuit, 2013
  • Camille Saint-Saëns, Écrits sur la musique et les musiciens : 1870-1921, présentés et annotés par Marie-Gabrielle Soret, Paris, Vrin, 2012, 1160 p., coll. MusicologieS (ISBN 978-2-7116-2448-5)
  • Camille Saint-Saëns, Harmonie et mélodie, rééd. Archives Kareline, 2008
  • Jacques Bonnaure, Saint-Saëns, Actes Sud-Classica, 2010, 208 p. (ISBN 978-2-7427-9323-5)
  • Timothy Flynn, Camille Saint-Saëns: A Guide to Research, Routledge, , 352 p. (ISBN 9780203494912)
  • Jean Gallois, Camille Saint-Saëns, Pierre Mardaga, coll. « Musique-Musicologie », , 382 p. (ISBN 2870098510)
  • (en) Stephen Studd, Saint-Saëns: a critical biography, Cygnus Arts, , 356 p. (ISBN 9781900541657)
  • (en) Brian Rees, Camille Saint-Saëns: A Life, Faber Finds, , 512 p. (ISBN 2870098510), [EPUB] 2012
  • (it) Giuseppe Clericetti, Camille Saint-Saëns. Il Re degli spiriti musicali, Zecchini, , 538 p. (ISBN 978-88-6540-174-3)

Liens externes

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  • Partitions libres de Camille Saint-Saëns dans Choral Public Domain Library (ChoralWiki)
  • (en) Camille Saint-Saëns sur l’Internet Movie Database
  • Œuvres de Camille Saint-Saëns sur le projet Gutenberg
  • List of compositions by Camille Saint-Saëns en anglais sur Wikipedia



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Source : Article Camille Saint-Saëns de Wikipédia

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